Généralités sur le cerveau

 

Le cerveau est l'organe clé du système nerveux, il a les capacités d'intégrer des informations, de contrôler la motricité et d'assurer « les fonctions congnitives », c'est-à-dire les savoir-faire, le langage, la reconnaissance visuelle...

Le cerveau est un organe très vascularisé et du coup très oxygéné, il pèse environ 1,3 Kg.

Le cerveau est l'organe le plus protégé de notre organisme. Sous l'os du crâne, on y trouve 3 membranes appelées méninges, recouvrant le cortex cérébral. Le cortex cérébral recouvre les deux hémisphères du cerveau, c'est un tissu organique d'épaisseur très fine, appelé substance grise. Il participe à de nombreuses fonctions cognitives notamment entre autres, le langage, la motricité et la mémoire.

Le cerveau baigne dans du liquide Céphalo-rachidien (LCR) qui a pour rôle d’exercer une certaine pression pour protéger le système nerveux, c'est-à-dire le cerveau et la moelle épinière, des chocs. Son volume varie entre 60 et 150 ml selon les personnes et il est composé à 99% d'eau.

Le cerveau est quant à lui, constitué d'environ 80% d'eau.

 

 

Chaque hémisphère cérébral est formé :

  • du lobe frontal : lieu du raisonnement, des fonctions du langage et de la coordination motrice volontaire.

  • du lobe pariétal : siège de la conscience du corps et de l’espace environnant.

  • du lobe occipital : permet l’intégration des messages et la vision.

  • du lobe temporal : centre de l’audition, de la mémoire et des émotions.

 

 

Le système nerveux permet à l'organisme de percevoir les stimulations de l'environnement et d'y réagir. Les organes sensoriels sont des récepteurs. Ils perçoivent des stimulations de l'environnement et élaborent des messages nerveux sensitifs. Ceux-ci se propagent le long d'un nerf sensitif, jusqu'aux centres nerveux (cerveau et moelle épinière). Les centres nerveux analysent le message sensitif et élaborent un message nerveux, dit « moteur » qui va se propager le long du nerf moteur vers les organes effecteurs.

 

 

Tous les tissus nerveux du cerveau sont constitués de 100 milliards de cellules nerveuses appelées « neurones » . Ils sont constitués d'un corps cellulaire, d'un noyau et d'une fibre nerveuse appellée « axone », le long de laquelle se propage le message nerveux. Un centre nerveux est constitué de très nombreux neurones connectés entre eux.

 

La transmission d'un message nerveux d'un neurone à un autre se fait aux niveaux des zones de contact entre les neurones, ce phénomène est appelé « synapse ». Celui-ci comporte un neurone présynaptique, une fente synaptique et un neurone postsynaptique.

 

 

Le message nerveux ne circule que dans un seul sens, du neurone présynaptique au neurone postsynaptique en traversant la fente synaptique. Le problème réside dans le fait que le message nerveux électrique est « bloqué » dans la fente car c'est un espace. Ainsi, pour résoudre ce problème, le message nerveux électrique dans le neurone présynaptique devient « chimique » dans la fente, pour ensuite redevenir électrique dans le neurone postsynaptique.

 

Plasticité cérébrale

 

Définition: capacité d'adaptation anatomique et fonctionnelle du cerveau en fonction des expériences vécues par l'individu.

 

De même que la mémoire, la vision et l’apprentissage reposent aussi sur la plasticité cérébrale. Celle-ci est observable tout au long de la vie, et peut se modifier à cause d'expériences vécues ou grâce à l’acquisition de capacités (apprentissage). Nous pouvons en déduire que le cerveau est une structure très souple et modelable. 

 

 

Caractéristiques et comparaison

 

Notre cerveau possède deux hémisphères, le droit et le gauche, qui jouent un rôle clé dans la latéralisation de notre corps à savoir le fait d'être gaucher ou droitier. En effet, il a été prouvé que les hémisphères gouvernant la partie droite ou la partie gauche de notre corps étaient inversés car chaque hémisphère reçoit des informations du champ visuel contraire.

 

Ainsi, l'hémisphère gauche contrôle le côté droit et l'hémisphère droit contrôle le côté gauche de notre corps. Et ces hémisphères sont à l'origine de certaines de nos capacités que nous soyons gauchers ou droitiers.

 

Alors que le langage est fortement localisé dans l'hémisphère gauche, la tonalité de celui-ci et la compréhension des mots sont aussi fortement localisées dans l'hémisphère droit. Nous savons que les gauchers ont une organisation plus variable de la gestion du langage car celui-ci peut être contrôlé autant par l'hémisphère gauche, que les deux hémisphères ou que l'hémisphère droit.

 

Il s'est alors avéré que l'hémisphère gauche permettrait une meilleure logique et l'acquisition d'un langage plus fin et développé à mesure que l'apprentissage est dynamisé tandis que le droit donnerait une intelligence globale et des capacités artistiques supérieures. On peut donc ici supposer après l'étude de ces propos que les gauchers seraient plus aptes à développer des capacités différentes aux droitiers dans les milieux artistiques et/ou sportifs.

 

Remarque: La gaucherie familiale est un trait partagé dans les familles et cela semble avoir un impact sur l'anatomie du cerveau indépendamment de la préférence manuelle car le fait d'avoir des gauchers dans sa famille serait susceptible d'influencer les aires cérébrales et donc d'avoir un impact sur le cerveau.

 

 

Cela nous laisse donc suggérer que la préférence manuelle et la dominance hémisphérique pour le langage ne sont pas soumises à l'influence des mêmes facteurs de la même manière que la gaucherie familiale est un facteur important à prendre en compte dans les recherches sur la spécialisation hémisphérique de la parole et ses dérives.

 

 

  La répartition hémisphérique des capacités cérébrales

 

 

De plus, il existe entre les deux hémisphères de notre cerveau, un corps calleux (composé d'un ensemble de cablages) permettant leur liaison et dans lequel passent toutes les connexions inter-hémisphériques.

 

Le corps calleux est plus developpé donc plus imposant et plus massif chez les gauchers. Ainsi, cela leur permet d'établir plus de connexions entre leurs deux hémisphères. Donc ils peuvent potentiellement développer des compétences complexes avec plus de facilité qu'un droitier.

Grâce à ce phénomène et cette observation, nous pouvons penser que les gauchers sont plus aptes à développer de nouvelles capacités et ce plus rapidement comme manipuler un instrument de musique.

 

Néanmoins, nous savons qu'un gaucher va naturellement développer l'hémisphère droit de son cerveau ainsi que l'hémisphère gauche car il doit en permanence s'adapter à un monde qui ne lui correspond pas. La différence entre les deux hémisphères du cerveau chez un gaucher est donc moins marquée que chez un droitier et est liée à son adaptation.

 

Par exemple, le cerveau est capable chez un jeune enfant, en cas de lésions cérébrales importantes de recréer la fonction sur l'hémisphère non touché. Ainsi, dans ce cas précis, un enfant initialement droitier pourra devenir gaucher à cause des actions de son cerveau sur ses hémisphères.

 

NOTIONS DE LATÉRALISATION

 

Nous savons depuis plusieurs décennies que le cerveau fonctionne de manière asymétrique même si sa structure est symétrique par rapport au corps calleux. On parlera aussi de "cerveau dédoublé" bien que le cerveau d'un gaucher ne soit pas l'image en miroir de celui d'un droitier. On a pu découvrir cette caractéristique grâce à une autopsie qui fut réalisée par le médecin français Paul Broca en 1877. En effet, lors de l'autopsie d'une patiente ayant perdu l'usage de la parole, le docteur remarqua que son cerveau présentait des lésions uniquement au niveau de l'hémisphère gauche et à partir de cette découverte, la notion de latéralité était née.

 

Même si nous savons que cette asymétrie cérébrale est une caractéristique propre à l'Homme, elle a aussi été découverte chez les animaux dans la mesure où ils peuvent eux aussi être gauchers ou droitiers. Cela peut se voir notamment lorsqu'un chien donne une patte plutôt que l'autre, qu'un chat joue avec une pelote de laine avec une patte plutôt que l'autre tout comme les ours bruns qui préfèrent attraper du poisson au bord d'une rivière avec une patte en particulier.

 

 

Il existe différents degrés de latéralisation:

- elle peut être homogène quand toutes les parties du corps sont latéralisées à gauche

- croisée quand l'oeil ou le pied sont latéralisés à droite

- hétérogène lorsqu'un seul membre est latéralisé à gauche.

 

Plus tard, on pourra aussi définir chez une personne ayant terminé son apprentissage moteur, son pied directeur, sa main directrice, son oeil directeur et l'oreille directrice.

L'oeil directeur est l'oeil possédant le plus de précision, de détails. C'est l'oeil que nous utilisons pour réaliser des tâches minutieuses telles que regarder au microscope, à la loupe, au téléscope, dans une serrure etc.

Le pied directeur est le pied avec lequel l'individu possède une affinité physique au contact de choses comme un pied au contact d'un ballon...

 

Hérédité et génétique

 

Nous savons que l'hérédité peut jouer un rôle sur la prédestination à être gaucher car avoir deux parents gauchers peut favoriser celle-ci. Et des études montrent que des gènes pourraient influer lorsque l'embryon passe du stade de cellule-oeuf au stade de foetus.

 

Les chercheurs du monde entier sont à la recherche des réponses à leurs questionnements et nous avons notamment pu apprendre que certains de ces chercheurs avaient découvert l'existence de gènes qui seraient impliqués dans la latéralisation et la prédestination à être gaucher. Nous nous sommes alors intéressées à deux gènes particuliers qui influenceraient les cycles psychiques du fœtus.

 

En 2007, alors que des chercheurs voulaient savoir si des gènes étaient impliqués dans ce phénomène; ils ont découvert qu'un gène particulier influencerait et augmenterait les probabilités d'être gaucher. En effet, ce gène appelé le gène LRRTM1 augmenterait les probabilités d'être gaucher dans la mesure où il serait responsable du changement de la répartition des activités du cerveau au niveau des hémisphères. Il changerait donc la latéralité de l'enfant en inversant ainsi la droite et la gauche.

 

Pourtant, ces découvertes ne sont que des hypothèses car nous ne pouvons pas affirmer avec certitude que des gènes soient impliqués dans le fait d'être gaucher.


En 2013, des chercheurs de l'Université de Stanford en Californie publièrent un article dans la revue scientifique « PLOS genetics » en mettant en avant le possible rôle d'un autre gène dans le choix de la préférence manuelle appelé le gène PCSK6.

 

Néanmoins, ils émettèrent une réserve quant au fait que sa suppression aurait des conséquences néfastes et désastreuses au développement des embryons.

Effectivement, dans ce cas, ils se développeraient de façon complètement asymétrique car celui-ci est impliqué dans le processus de latéralisation au cours de l'embryogenèse.

S'il venait à être supprimé, les chercheurs ont expliqué que les organes seraient localisés au mauvais endroit (d'après une expérience réalisée sur des souris) et cela aurait donc des conséquences dramatiques tant pour le développement que pour la santé du foetus.

 

En outre, grâce à l'étude et à la découverte de ces gènes qui pourraient être impliqués dans la latéralisation, ces chercheurs ont pu affirmer que la préférence manuelle serait en somme induite par ces différents gènes à partir des premiers stades de développement des embryons - étape essentielle à la mise en place de la latéralisation. De nos jours, cela reste toujours une incertitude et cela nous laisse donc penser que la latéralité manuelle est inscrite dans nos gènes. Tout en sachant que la latéralité d’un individu dépend en grande partie de son génome, mais encore plus de son développement neuronal.

 

Remarques:

  • Nous savons qu'il est possible de déterminer si un enfant va être gaucher ou droitier avant sa naissance. Aux alentours du septième mois de gestation, il est en effet possible de le diagnostiquer en observant le fœtus réagir à des stimuli. Lorsque le foetus rencontre dans le ventre de sa mère ces stimuli, il va créer une réponse sous la forme de réactions préférentielles pouvant en partie permettre de déterminer sa latéralisation.

  • Une grille sémiologique pourra être mise en place dès la naissance d'un enfant par les parents afin de déterminer si celui-ci sera gaucher ou droitier et l'accompagner au mieux dans le monde qui va l'entourer et auquel il devra s'adapter. Ces critères permettront ainsi aux parents d'avoir un comportement adapté et à l'enfant de s'épanouir du mieux possible dans son apprentissage et dans sa vie future pour qu'il puisse cultiver du mieux possible sa différence. La latéralité de cet enfant pourra être déterminée à partir de son oeil dominant, du signe et du sens de sa mèche occipitale, du signe de son trait et du signe du médius.

  • En effet, on peut déterminer la prédisposition d'un enfant à être gaucher en fonction du sens de sa mèche occipitale; si celle-ci est déroulée dans le sens des aiguiles d'une montre, l'enfant sera droitier et dans le cas contraire, lorsque celle-ci est déroulée dans le sens inverse des aiguilles d'une montre alors l'enfant aura de forte chance d'être gaucher.

Il faut savoir aussi qu'être gaucher ou être droitier n'est pas un choix commun mais bien un choix personnel dans la mesure où ce processus est ancré dans les gènes de l'enfant, il est ainsi prédestiné à l'être ou ne pas l'être et le contrarier ne pourra avoir que des conséquences (qui auraient pu être évitées) sur le développement psychique et émotionnel d'un enfant pouvant engendrer un bégaiement ou un strabisme ou autre.

 

 

Origines et position congénitale du fœtus

 
L'embryon humain possède un système nerveux central se mettant relativement vite en place et de cette action découlera ensuite le contrôle de toutes les fonctions vitales par le bébé. En effet, la position congénitale du foetus pourrait déterminer une latéralisation précoce chez l'enfant car il semblerait que les foetus pourraient montrer une préférence pour leur pouce droit ou gauche dans le ventre de leur mère avant leur naissance.

 

De plus, on retrouve une plus grande proportion de gauchers chez les hommes car un taux élevé de testostérone inciterait le cerveau humain à s'organiser de façon totalement asymétrique en favorisant par ce biais le développement de l'hémisphère droit et de donnerait une prédisposition à être gaucher surtout chez les garçons.