Les ambidextres

 

Les ambidextres sont des personnes ayant la capacité d'écrire aussi bien de la main gauche que de la main droite. Or, avoir la capacité d'écrire aussi facilement d'une main que de l'autre n'est pas quelque chose de naturel à proprement parler quand on sait que la préférence manuelle est un choix.

 

On estime donc la plupart du temps que les ambidextres sont des gauchers ayant été contrariés et qui ont dû apprendre à écrire de la main droite. Ils auront cependant conservé leur aptitude à écrire de la main gauche car c'est leur main d'origine.

 

Ainsi, ils se découvriront plus tard la capacité à écrire des deux mains et seront donc ambidextres. Il existerait malgré tout une proportion très faible de la population dont la latéralité n'aurait pas été affirmée et qui posséderait donc cette capacité mais ici naturellement.

 

Les gauchers contrariés

 

Les gauchers contrariés sont des personnes qui sont gauchères à l'origine mais qui ont été contrariées par des membres de leur entourage, à l'école ou encore dans le sport et qui sont donc devenues droitières à leur dépend. En effet, les enfants étaient souvent contrariés à l'école, dans les dernières décennies, car il ne fallait pas "être gaucher" : c'était considéré comme quelque chose de mauvais. Les enseignants attachaient alors la main gauche de leurs élèves gauchers dans leur dos afin qu'ils écrivent de la main droite et uniquement de la main droite.

 

Peut-être qu'aujourd'hui, les moeurs ont évolué mais on peut tout à fait rencontrer au XXIe siècle des personnes ayant été contrariées de leur main d'écriture. Or nous savons que même si les gauchers ne sont plus contrariés de la main d'écriture, ils le sont encore au niveau de l'environnement dans lequel ils vivent.

 

Ils doivent donc en permanence s'adapter au moule droitier et ce dans toutes les situations de la vie quotidienne. Même si on peut trouver un certain nombre d'objets destinés et adaptés aux gauchers sur des sites internet et dans certains commerces, ils ne sont pas commercialisés partout et cela pose encore des problèmes au niveau de l'adaptation et donc de la contrariété. 

 

 

 

Nous savons que depuis plusieurs décénnies et dans celles à venir, les gauchers contrariés se compteront encore par milliers dans le monde.

En France, la notion de gaucher contrarié a été comme "effacée" même si on retrouve encore des cas pouvant indirectement contrarier les gauchers.

Par exemple, le simple fait de donner des ciseaux de droitier à un gaucher engendre une contrariété mais dans un degré différent.

 

Cependant, dans les pays d'Asie et d'Afrique, on retrouve encore de nombreux cas de gauchers contrariés dû la plupart du temps à des pressions religieuses ou culturelles s'exerçant sur les gauchers, les obligeant à se soumettre .

 

Néanmoins, un enfant peut aussi être contrarié de part la culture et la religion de ses parents tout comme par lui-même: on appelle ça « l'auto-contrariété ». Un enfant peut par exemple prendre sa mère pour modèle en la voyant écrire ou effectuer des actions avec sa main droite. Cela peut lui conférer le sentiment d'être différent; par conséquent l'enfant va tout faire pour ressembler à celle-ci.

 

Chaque année, environ 3200 gauchers ne sont pas détectés car ils ont une latéralisation différente et cela favorise le fait qu'ils soient contrariés. Effectivement, celle-ci est nuancée car elle peut être homogène quand toutes les parties du corps sont latéralisées à gauche, croisée quand l'oeil ou le pied sont latéralisés à droite ou bien encore hétérogène lorsqu'un seul membre est latéralisé à gauche.

 

Il faut savoir aussi que le fait de "contrarier" une personne peut avoir des conséquences déplorables chez celle-ci et créer un ou plusieurs blocages. De ce fait, contrarier une personne au niveau de sa latéralisation peut engendrer des problèmes tels que du bégaiement, des bouleversements émotionnels et psychiques, des troubles du comportement ou même causer des difficultés dans l'apprentissage et dans l'écriture.

 

Il faut donc que les gens comprennent que le choix de la main d'écriture est naturel et ne dépend en aucun cas de la préférence manuelle du cercle familial; il est donc question de laisser à l'enfant le libre choix d'écrire de la main qu'il désire et l'encourager dans sa démarche.

 

Sondage : préjugés et idées reçues

 

Nous avons réalisé un sondage auprès d'un groupe de 50 élèves du lycée Pierre d'Aragon de Muret; notre but étant de savoir ce qu'ils pensaient sur les gauchers et la représentation qu'ils se faisaient d'eux.

 

En réalisant ce sondage, nous nous sommes trouvées face à différents types de personnes telles que des droitiers, des gauchers, des ambidextres et des gauchers contrariés. Ces résultats représentent donc bien les disparités de latéralisation au sein d'un groupe.

 

Cependant, les résultats obtenus sont à juger avec recul dans la mesure où nous nous sommes basées uniquement sur les réponses d'un groupe de 50 personnes alors qu'un sondage réalisé par des professionnels est fait sur un groupe de plus de 1000 personnes.

 

 

Ce sondage nous a permis de voir, malgré ces différences, qu'une majorité de personnes d'une main d'écriture variable pensaient la même chose et avaient différents avis sur la question.

 

 

 

Nous pouvons bien voir qu'une grande majorité de ces personnes sont droitières alors que nous observons une proportion presque semblable de garçons gauchers et de garçons gauchers contrariés. Nous observons aussi une proportion presque similaire d'ambidextres et de filles gauchères alors que les filles gauchères contrariées sont en minorité.

 

 

Ainsi, ce diagramme circulaire montre bien que même au sein d'une petite entité de personnes, les garçons gauchers et filles gauchères sont en minorité. Nous pouvons néanmoins observer que malgré l'ouverture d'esprit des moeurs de notre époque, il subsiste encore des gauchers contrariés (des deux sexes); ce qui témoigne bien du fait qu'encore certaines personnes pensent qu'être gaucher est un défaut. 

 

 

 

Nous pouvons observer ici que 78% des personnes interrogées pensent que le monde n'est pas autant adapté aux gauchers qu'aux droitiers contre 22% qui pensent qu'il l'est. Or ce pourcentage élévé nous permet de comprendre qu'une grande majorité des personnes se rendent bien compte que les gauchers évoluent dans un monde dans lequel ils ne peuvent complétement s'épanouir. De surcroît, cette problématique de l'adaptation peut être visible par toutes les générations.

 

 

 

Nous pouvons voir que 70 % des personnes interrogées pensent que les gauchers ne sont pas prédestinés à écrire mal contre 30 % de personnes qui pensent globalement que c'est le cas. Ce diagramme circulaire démontre bien que la majorité des personnes que nous avons interrogé n'ont pas d'avis préconçu ni de préjugé quant à l'écriture des gauchers, ce qui témoigne quand même du fait que les mentalités changent avec le temps même si 30 % des personnes interrogées pensent que c'est forcément le cas.

 

 

Nous pouvons voir qu'un grand nombre de personnes pensent qu'il y a 22 % de gauchers dans le monde. Or c'est une vision quand même réaliste dans la mesure où ces personnes voient bien qu'il n'y a pas autant de gauchers que de droitiers dans le monde et qu'ils sont en minorité encore aujourd'hui. La réelle proportion de gauchers étant comprise entre 10 et 15 % dans le monde.